Les PME se tournent de plus en plus vers les financements alternatifs

par | Avr 4, 2018 | Blog | 0 commentaires

Les PME se tournent de plus en plus vers des nouveaux modes de financements et c’est le crédit bancaire qui en pâtit dans certains pays.

Selon un nouveau rapport de l’OCDE Les petites et moyennes entreprises (PME) se tournent de plus en plus vers des sources de financement « alternatives », cependant que l’octroi de nouveaux prêts par les banques recule dans un certain nombre de pays. Toutefois, de nombreuses PME dépendent encore trop du crédit bancaire, et le recours à des instruments autres que l’endettement classique varie beaucoup d’un pays à l’autre.

Ce rapport témoigne d’une progression, dans la plupart des pays participants, des investissements de capital-risque et de l’investissement privé ayant visé les PME en 2016, et d’une croissance rapide des prêts collaboratifs, des apports de fonds propres participatifs. Le recours à des financements en ligne « alternatifs » est particulièrement marqué en Chine, aux États-Unis et au Royaume-Uni.

« L’accès des PME à des financements continue de poser des problèmes, mais cet essor visible des solutions de financement « alternatives » est une nouvelle très positive », a indiqué le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría « Dans tous les pays, les petites entreprises sont essentielles pour l’innovation, la compétitivité et la croissance inclusive. Si l’on veut qu’elles prospèrent et contribuent pleinement à nos économies et à notre bien-être, il est crucial de leur assurer un accès fiable à des financements tout au long de leur vie.»

Le Tableau de bord conclut, en glissement annuel, à une baisse médiane de 6.5 % du nombre de faillites en 2016.

Malgré ces évolutions positives, les auteurs du rapport ont constaté que les nouveaux prêts bancaires aux PME avaient diminué dans 15 des 25 pays pour lesquels on dispose de données pour 2016, et que le taux de croissance du montant médian de ces nouveaux prêts aux PME était en baisse.

Conformément aux Principes de haut niveau du  G20 et de l’OCDE sur le financement des PME, les autorités nationales doivent davantage s’efforcer de stimuler les instruments de financement des PME tant classiques qu’« alternatifs ».

Les PME et les entrepreneurs constituent l’épine dorsale des économies de l’OCDE, représentant 70 % de l’emploi total et 50 à 60 % de la valeur ajoutée. Ces entités sont essentielles pour le renforcement de la productivité, la matérialisation d’une croissance plus inclusive et l’adaptation aux méga-tendances que sont la nouvelle révolution industrielle, la nature évolutive du travail ou les mutations démographiques.

Rédigé par Romain Cestari

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