par | Jan 9, 2018 | Blog | 0 commentaires

Les plateformes de niche

On a vu fleurir ces dernières années bon nombre de plateformes de crowdfunding. Certaines plateformes se sont spécialisées pour les projets locaux c’est le cas par exemple de Provence Booster qui ne traite que des campagnes en Provence, ou encore de Gwenneg qui recense des campagnes seulement en région Bretagne. D’autres plateformes se sont hyper spécialisées, nous allons rapidement présenter Collecticity, Cupidons, DaVinciCrowd et tousmecenes.fr.

Collecticity, plateforme nationale créée en juin 2016, permet aux institutions publiques, mairies, communautés de communes, départements, régions, à leurs structures et aux associations, de lever des fonds auprès des particuliers pour des projets d’intérêts public. Deux manières de financer des projets, dons, et prêts.

On constate que ce sont les projets en prêts rémunérés qui sont les plus aboutis dans leurs collectes, comme par exemple une installation photovoltaïque ou un projet d’habitat social 100% circulaire.

Cupidons portée par le Sictiam, le syndicat mixte d’ingénierie pour les collectivités et territoires innovants des Alpes et de la Méditerranée est une plateforme conçue par une collectivité et pour les collectivités.

La plateforme est récente, sortie en décembre dernier. On ne voit qu’un seul projet sur le portail, une borne pour collecter les mégots. Le projet requiert 133 000€ et n’est financé qu’a hauteur de 2% pour l’instant, par une seule personne.

DaVinciCrowd, permet d’apporter un financement complémentaire aux projets de la Recherche, l’Enseignement Supérieur et la Santé : dons des particuliers et mécénat des entreprises et également de promouvoir ces projets auprès du grand public et des entreprises.

Sur 16 projets présentés sur le site 14 sont à 0% et les 2 autres projets sont financés à hauteur de 40% en moyenne. Les porteurs de projets sont pour la plupart des étudiants recherchant de la visibilité.

Tousmecenes.fr c’est la plateforme du musée du Louvre. On vous en avait parlé en octobre dernier pour la collecte record d’un milion d’euros qui servirait à financer l’achat du livre d’heures de François 1er. D’ailleurs le projet a déjà collecté 99% du montant totale. Rappelons tout de même que la fondation LVMH a financé l’achat à 50%

Difficile de trouver sa place dans cet écosystème de plateformes qui s’agrandit chaque fois un peu plus. On se pose la question de la pertinence d’une plateforme locale et de niche quand on sait que les financeurs n’ont pas forcément « d’identité »

Rédigé par Romain Cestari

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