Dans cette réflexion nous chercherons à analyser les rapports spatio-temporels, face à l’outil crowdfunding. Voici donc un article de fond, que Popfinance vous présenterons en plusieurs parties à raison d’une toute les semaines !

La convivialité du Financement participatif entre territoire, communautarisme et religion.

Bonne nouvelle ou pas, la technologie nous permet aujourd’hui d’être potentiellement connecté avec n’importe qu’elle autre personne à l’autre bout de la planète. Moyennant un accès à l’outil informatique, un accès au web, un gouvernement qui ne restreint pas son utilisation, des connaissances suffisantes en langues et en informatique, toute personne peut être connectée au reste du monde. L’avancée technologique à aujourd’hui considérablement diminuée la barrière géographique, physique et matérielle pour venir en aider, encourager, supporter, financer une personne où un projet dans sa réalisation.  Ainsi l’arrivé du financement participatif, crowdfunding, peut être considérée comme celle d’un outil facilitant la mise en relation et l’échange entre des individus dans le besoin et d’autres dans la potentielle capacité à leur venir en aide. Les barrières physiques diminuants de jours en jours grâce à l’avancée technologique, est ce que seul nos frontières  mentales vont définir le futur de la finance mondiale ? N’étant pas encore rentré dans l’ère d’une conscience biosphérique (cf. J.F.Rifkin), beaucoup de délimitations spatiales influent notre utilisation du financement participatif. Qu’elles soient physiques, d’ordre géographique, pratiques ou bien mentales d’ordre conceptuelles, affectives, elles constituent à la fois de véritables freins et leviers dans le processus de choix décisionnel du financement participatif, crowdfunding. 

Dans une volonté anticipatrice essayons d’analyser qu’elles sont les singularités spatio-temporelles et conceptuelles des usagers du financement participatif : Qu’est-ce qui incite un utilisateur du financement participatif à aider tel personne ou projet et qu’est ce qui empêche dans certain cas de même concevoir sa participation ?

Il existe dans nos processus rationnel d’utilisation du financement participatif, plusieurs frontières réelles, virtuelles ou conceptuelles doivent qui oriente le choix des utilisateurs du financement participatif. Ainsi plusieurs éléments clés du processus peuvent être mis en évidences, nous focaliserons cet article sur 3 éléments essentiels dans le processus de décision que sont la situation géographique, les tendances du communautarisme et les croyances.

Notre vison et conception du monde affecte considérablement notre volonté et capacité d’agir ! En effet, Il est très dur de visualiser l’écosystème économique et financier dans sa globalité, incroyablement complexe et mondialisé. Ainsi, dans les systèmes économico-financier classiques nous ne concevons pas notre comportement unique comme susceptible de l’influer. Cela est notamment dû au fait de l’opacité du système bancaire, du développement du trading haute fréquence qui soustrait peu à peu la prise de décision humaine pour l’automatisation via l’algorithme, au rôle de plus en plus prédominant des experts économiques et l’influence des lobby auprès des gouvernements qui réduisent à néant la capacité décisionnelle de la masse. Eminemment conçue de manière « top-down », il est très dur de concevoir une quelconque influence individuelle sur la finance actuelle. Or, c’est bel et bien la multiplicité des comportements uniques qui créent, influent et diffusent la plus part des grands changements de ce monde. Le financement participatif est un outil favorisant la prise en compte de nos choix individuels. En rentrant dans un mode de fonctionnement, plus horizontaliste ou « botom-up », l’architecture de la finance et de l’économie future devrait être de plus en plus modelée par nos conceptions et représentation individuelles du monde à l’instant présent et de nos espérances futures, c’est-à-dire de notre vision spatio-temporelle.

Dans la grande majorité des cas la participation au financement participatif dépend d’une condition,  d’un évènement, d’une expérience particulière qui crée un lien entre un préteur/donneur et un demandeur. Sans cette connexion il est très difficile de se projeter au-delà de la barrière de l’inconnue.  Nous verrons que ces mêmes conditions qui favorisent souvent la participation au financement participatif peuvent aussi limiter la capacité d’action des individus dans un champs restreint.